mardi 10 mai 2011




La descente

C’est l’heure de pointe. Une journée de labeur. La rame se vide entièrement et s’emplit tout autant. L’artère du couloir en cet endroit, un goulot d’étranglement ; les molécules humaines qui partent croisent celles qui arrivent et qui viennent sans cesse : frictions, chaleur, heurts.
Un couple a choisi cet endroit et cette heure, là. Lui et elle sont petits. Lui un chapeau, elle un foulard. Assis contre le mur, ils disparaissent du regard dès que la foule gonfle et enfle les couloirs. Piétinés comme des galets. Ils s’apprêtaient pour un concert. Roms d’avant les Roms, ancêtres, avec chacun une espèce de sale petite guitare usée (une vièle à archet, probablement) et à l’autre main un archet artisanal, arc taillé dans du bois brut, à la serpe. Comme dans un livre de contes pour les enfants. Ils ressortent de la cohue et du chaos, bas-reliefs intacts émergeant de la rigole et prêts à commencer le concert. Mais personne ne peut s’arrêter là les écouter. Rescapés, éternels rescapés des vagues humaines.
Alors je monte les escaliers, voyageur déçu de ne pouvoir écouter un air joué sur ces instruments improbables. Me croisent en descendant trois individus qui se pourlèchent les babines rien qu’à penser ce qu’on lit déjà dans leurs yeux pétillants : on les tient, ils ne peuvent être ailleurs, ils sont en bas…


Le métropolite !



LA CENSURE

Découpures de presse...

jeudi 5 mai 2011

mercredi 4 mai 2011

SEXES


Je leur fait écrire : « les garçons et les filles ». Je vais pour leur demander quelle est la différence entre… et je me ravise en disant : y a-t-il une différence entre les garçons et les filles ? Les gars répondent oui. Je leur demande laquelle ? Pantalons et jupes répondent-ils. Les filles rient, elles sont toutes en pantalon. Y a-t-il une différence entre les garçons et les filles ? demandé-je aux filles. Elles me regardent comme si la question était incongrue et répondent chacune à leur tour, non, non, non !
Je travaille avec des petits enfants déficients intellectuels…

lundi 2 mai 2011

GORGONE

mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi, mississippi.





Prononcer "mississippi " équivaut au temps d'une seconde, alors au dessus de la gorgone, ça fait 24 secondes. Quand on n'offre pas du muguet le premier mai, on donne une belle gorgone de l'atlantique, le deux mai, à sa petite chérie. Vu ?!

mercredi 27 avril 2011

GIORGIO MORANDI
http://www.evene.fr/livres/livre/sarah-hall-comment-peindre-un-homme-mort-42213.php
" Les oiseaux gueulaient parmi les roches nues et brisées. L'eau bouillonnait en contre-bas, dans le fracas des galets entre-choqués, brassés par les vagues... Savoir ce qui sépare. La terre ferme du vide. saisir l'instant précis. Le courage qu'il faut. La peur. La douleur. "
http://www.evene.fr/livres/livre/olivier-adam-le-coeur-regulier-43773.php
Le nombril à l’air.
C’est un comble d’écrire comme ça dans le vide pour soi, oui, et à peine lu par d’autres, quelques uns. Et encore ! C’est étrange cette façon de se mettre sur la place publique. C’est singulier de songer qu’il y a tant de monde assoiffé qu’on ne vous voit pas autour de la fontaine. Etre anonyme dans une foule ! Alors que sur ce blog je dis mon véritable nom sans ambages ! Là où chacun se retranche derrière un masque. Mais c’est égal. Mon propre nom devient mon faux nez.
Accepter de s’y risquer mais à peine… Sans risque. Tremper un pied dans l’écriture plutôt que la plume dans l’encrier…
Cela oblige malgré tout à une certaine retenue, les thèmes abordés et la manière de les dire doivent être réfléchis. On ne peut parler de tout. Des demis mots pour les intimes, s’ils les lisent ! Les photographies facilitent bien ces demi-choses. Faux-semblants pour qui s’y égarerait par hasard, se sentirait concerné !
Cela interroge également sur le grégarisme qui me pousse à cette fausse mise au pilori. Et sur le nombrilisme. Auto-auteur et auto-lecteur, la boucle est en marche.
Et puis cette manière de ne presque jamais revenir en arrière, comme si c’était une obligation. L’actualité de ce qu’on écrit est aussi une question. Il y a un formatage qui ne paie pas de mine dans un blog. Surtout si on prétend être le spécialiste de soi-même ! Il vaut mieux se spécialiser dans autre chose, l’alcoolisme par exemple pour être un sujet plus glorieux !
Mais il y a aussi ce plaisir d’apparaître à l’écran avec textes et photos bien mis et de savoir que quelqu’un peu vous lire. Un plaisir de princesse endormie !

mardi 26 avril 2011

"Et que son superbe silex sur votre cheminée, découvert bien après votre départ, m'a sauté au plexus (sans dommage)."




de vagues vagues, des vagues abondent,

vagabondes
L'Art de maintenir ouverte



sa fenêtre...
MIAOUOUoUoUoUoUoUoU




Les frontières, encore : Palais de La Frontiera, Lisboa.
LUNE ROUSSE



Lune rousse, lune rouge ou, en anglais, rose. Typique de la pleine lune des mois d'avril, elle est sensée et censée rougir les feuilles !
Pour quelle raison rouge ? Parce que l'atmosphère bien inspirée à ce moment ne laisse filtrer de la lumière blanche, - car la lune est habituellement blanche (c'est à dire un mélange de bleu-vert jaune rouge), donc ne laisse passer que le rouge et retient le bleu-vert, autrement dit le cyan. Parce que ces nuits-là le ciel est clair et bleu-vert !










LES TEMPS MODERNES


...suspendu par sa hierarchie...


ZORAN MUSIC
La première photo de la Lune...



Et le pigeon photographe qui l'a prise...



Toute humilité confondue.



jeudi 7 avril 2011



LA FIERTE D'EXISTER


MA ROSE TREMIERE PARISIENNE


Bientôt, elle refleurira en changeant de couleur...


Elle fut blanche, jaune pale, rose clair; et demain,



Mauvais genre : la femme.

...les explications de l'ayatollah Kazem Sedighi selon lesquelles "l'augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre". Pour le saint homme, "beaucoup de femmes mal habillées, nues...

LE VOILE en chantier


IL FAUT PARFOIS SE LAISSER ALLER

ET ENTR'OUVRIR UNE PETITE PORTE

A LA TOLERANCE RELIGIEUSE...

Une toute petite porte.



LE VOILE en chantier

Les heures creuses, les heures sombres,

Puissent-elles ne jamais revenir.




MOI-MEME par S.
CRYPTOLOGIE

Rivest, Shamir et Adleman, concepteurs du célèbre et très utilisé cryptage R.S.A à nombres premiers, clé publique et clef privée sont largement coiffés au poteau par S. 14 ans conceptrice du cryptage suivant :



Le système est infaillible, incassable, même avec une batterie constituée de milliers d’ordinateurs. Allez, j’aide un peu les amateurs de cryptographie. Voici la teneur du message décodé :


REGARDE BIEN CES ELEPHANTS. C'EST L'HEURE DU COURS DE MATH. COMBIEN FONT 3+4 ? C'EST LE NOMBRE DE DIFFERENCES QUE TU DECOUVRIRAS ENTRE CES DEUX DESSINS.



Trouverez-vous l’algorithme qui a permis ce cryptage ?

La réponse sera publiée sur ce blog dans un an !



mardi 5 avril 2011


TOURNER EN ROND, suite


Certains facheux esprits, grincheux et pervers, feront remarquer que dans un cercle il y a un centre, genre de truc qu'on ne trouve jamais, et/mais aussi un haut et un bas.


Suivant le périmètre, ligne ronde fermée formée par un trait tracé à l'aide d'un stylet, on a dit il y a : droite-gauche, haut-bas ou bas-haut, selon qu'on s'exprime en Bazenho ou en Otenbha.

Sur la surface circulaire chercher pour trouver le "juste-milieu" c'est se fourrer le compas dans l'oeil. Ou le doigt. A l'origine, il y a eu un centre, oui. Mais impossible à retrouver. On peut éventuellement créer un "Nouveau-Centre"; mais ça colle pas, il disparait assez vite derrière une petite croix tracée au crayon. Ou perdu dans un petit trou noir, le sténopé.


Donc droite/gauche. Et rien au milieu ! Si t'as voté, c'est qu't'avais l'choix comme dirait l'autre...

(à suivre...)



TOURNER EN ROND

Dans un rond, il y a un centre et deux cotés, l'un à droite, l'autre à gauche, enfin ce qu'il en reste...de la gauche. Tourner en rond, c'est faire de la politique, c'est à dire, pendant que les pays arabes font la révolution, attendre comme des cons les prochaines élections (Brigitte Fontaine). C'est aussi, ivre d'alcool, tourner autour d'une colonne de pierre dans l'église et penser être emmuré vivant... Et c'est encore bien d'autres choses !


Et il n'y aura d'autre choix bientôt que celui de voter à gauche, c'est à dire dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, c'est à dire pour le Parti Socialiste !

vendredi 1 avril 2011


C'est à force de bouffer des briques qu'on devient réfractaire !



L'AGENT DE MEPRISE

L'agent de méprise contrairement à ce que son nom indique, ne se méprend pas sur ce qu'il doit faire. Il maltraite en leur aboyant, et dessus, et dessous, "ses subordonnés" qu'il méprise souverainement. Il est à sa place, il a été choisi parce qu'il encaisse avec morgue, ironie, fatalité, servilité, jouissance, vulgarité, malveillance, - j'en passe, le mépris dont il est largement gratifié par ses supérieurs hiérarchiques. L'alcool cimentant une partie du tout.


nettoie-moi ça


les chiottes


pas d'heures sup' cette semaine, coco,


t'étais malade la semaine dernière !


on a donné tes outils t'es puni


démerdes-toi maintenant c'est à pied


on verra la semaine prochaine


tu ferais mieux


je te dépuni pour aujourd'hui, on a besoin de toi

t'es encore là

dégrouilles-toi

les vestiaires c'est pour les cochons

c'est pas ton boulot,

ça c'est fini

va te plaindre, victime!

mercredi 30 mars 2011



DE LA LIGNE A LA RUE


Le wagon de la rame sur cette ligne est bouclé par trois types. On peut descendre mais personne ne bouge. Impossible de regarder ailleurs, de refuser voir ce qui s’y passe. Les hommes sont en retrait. Les femmes, debout sans détourner le regard fixent l’homme, jeune, solide et singulièrement surexcité. Il les apostrophe à voix haute pour être entendu de tous : - viens sur mes genoux salope , dit il à une femme. -Et toi qu’as-tu à me regarder, tu suces ? Un visage délivre une réprobation muette sans équivoque. La tension est dure, froide, sale, déraisonnable. Les deux acolytes les moins en verve terrorisent par leur simple présence, en renfort. En tant qu’homme, bouger ou intervenir à ce moment délicat signifie se battre et mettre le feu aux poudres. Le « chef » jouit de ses propres paroles, du silence qu’il impose. Centre du monde, nombril de métro. Cela dure plusieurs stations. Longtemps. Aucune femme ne baisse les yeux. Je ne descends pas à ma station. Je reste faire block, on ne sait jamais, et je m’approche du tiers énergumène qui perd petit à petit sa contenance et se demande comment tout cela va finir. Près de la porte, prêt à sortir, bravache et pleutre, il marmonne encore quelques insultes finissantes et inaudibles. Ils ont pris une drogue qui leur permet d’aller loin. Ils sont allés loin. Ils descendent enfin à Strasbourg-Saint-Denis, pour traîner et finir rue Saint Denis. Déverser leur mépris sur les femmes prostituées du quartier. Je les suis, je les perds. Ils s’éteignent, noir obscur dans les lumières de la ville.

Le consommateur usagé
L'usager piétiné

dimanche 27 mars 2011

LE VOILE en chantier... Voilo voilà voili voilà, Voilù voilù voilù voilà, Voilo voili voilà voilà, Voilo voilà voili voilo, Voilà voilà voili voilù, Voilo voilà voili voilà, Voilà voilo voilà voilà, Voilo voilùvoilà voilà, Voilo voilù voili voilà.

vendredi 25 mars 2011

DES MURS A PÊCHES,
MONTREUIL s/s BOIS...
NEUF - TROIS




Mur à l'abandon...


Murs au repos,


En fleurs,


Pêcher sur un mur,


A Montreuil sous bois, aujourd'hui.

mercredi 23 mars 2011


Le verre dans la bouteille


DITS CHEZ TOTO

Il y a sur des marchés, des vendeurs de jouets, jeux de patience et des casse-têtes pas toujours chinois. Il existe un casse-tête qui enserre dans un entrelacs de bois et de ficelles une bouteille qu’on ne peut pas ouvrir sans connaître la solution de cet assemblage compliqué. Dans ce cas, une seule solution casser le goulot pour verser et boire le contenu. Aujourd’hui, derrière une vitrine, pour 75 euros, une bouteille vide en verre transparent contient à l’intérieur un verre à pied dont le pied est aussi le culot de la bouteille. Je n’ai jamais bu au goulot, toujours dans un verre à pied ou dans un « Duralex 24 made in France » modèle réfectoire. Si cette bouteille vide est pleine, il faut la casser pour attraper le verre qui est à l’intérieur, mais une fois cassée et le liquide répandu, on ne peut plus se servir un coup à boire ! Si elle est vide on peut admirer sa capacité de nuisance : une impasse totale.

Dans mon boulot, (dans mon goulot ? d’étranglement ?), je suis avec des enfants et je me « plains » d’avoir trop peu d’échanges avec des adultes au cours d’une journée. Je pourrais en avoir plus si je répondais à certains ou certaines. Ce que je faisais systématiquement auparavant ; toutes les occasions étaient bonnes pour boire un coup. Maintenant j’accepte moins les invitations (donc il y en a moins), plus d’alcool, fini, et marre des discours univoques, marre d’écouter des épanchements rébarbatifs. (Je bois moins les paroles).
Et puis dans mes ivresses, ( ma grand-mère qui buvait sec disait : - tant pire ! ) je parlais seul à ceux qui n’étaient pas là avec moi, et même à des gens qui ne m’avaient jamais adressé la parole et à qui je n’avais jamais parlé. Un peu comme tout à l’heure dans cette boulangerie : -woin woin, cri d’un bébé, - mon chéri, crie une maman et moi de répondre (dans ma tête, heureusement) - je me doutais bien que vous ne vous adressiez pas à moi ! Donc j’en voyais du monde dans une journée, illusions comprises.

Il y a eu cette réunion anniversaire entre alcooliques patentés et conjoints, parents ou enfants d’une personne qui boit trop. Les partages étaient émouvants notamment lorsqu’ils étaient très personnels. Mais tous finissaient par vanter les mérites de l’association qui les a tellement aidés. Qui, sans son existence et la manière avec la quelle elle procède, seraient morts à l’heure actuelle. Bon, à un moment j’ai trouvé que les thuriféraires de l’hagiographie de l’association commençaient à me peser. Si dans cette association j’y trouve encore mon compte, qu’il m’est agréable d’y venir, j’ai aussi quelques moments déplaisants en tête. Tout n’est pas bien. Par provocation, j’ai dit que j’étais arrivé dans cette soirée 100% alcoolique et qu’au fil des échanges je devenais à moitié alcoolique (à moitié alcoolo étant une régression puisque le programme vise à s’accepter totalement dépendant, ce qui est juste). Certains se sont marrés, d’autres on eut l’air de dire « mon pauvre, tu n’as rien compris » !
Je n’ai jamais eu le sentiment en arrêtant de boire de vivre un nouveau départ comme certains, rarement des alcooliques, aiment à le dire ; plutôt une continuité différente de ma vie. Peut-être est-ce dû à mon âge ? Ou bien est-ce dû au fait qu’alcoolique on l’était en buvant et qu’on le reste en arrêtant et devenant abstinent ? Continuité alcoolique avec ou sans alcool. Oui.

En sortant de cette réunion quelqu’un m’a dit que j’étais comme ces gamins qui aiment casser leur jouet ! Disons que je n’aime pas l’unanimité a priori, j’aime entendre une parole par forcément anti, mais discordante ; pour mieux apprécier la musique ?!

Je suis sorti guilleret de cette réunion. Et que vois-je sur le trottoir ? Un chariot à roulettes de super marché. Et voici que je l’embarque discrètement chez moi pensant que des roulettes, ça peut toujours servir ! Une fois monté au deuxième étage avec l’engin, je me suis dit que j’étais vraiment incurable : je n’avais pas besoins de roulettes (envie que les choses aillent comme sur des roulettes ?) et il ne me restait plus qu’à redescendre le chariot sur le trottoir sans me faire remarquer.

IL EST PLISSBOE D’ERCIRE N’IRTPMOE CMOEMNT OU PQSUREE ET D’ERTE CIROPMS ! N’EST-CE PAS ? OU ARLOS C’EST QUE VUOS EETS TTEMNEOALT CON OU CNONE.


IL EST POSSIBLE D’ECRIRE N’IMPORTE COMMENT OU PRESQUE ET D’ETRE COMPRIS ! N’EST-CE PAS ? OU ALORS C’EST QUE VOUS ETES TOTALEMENT CON OU CONNE.


Le Liesz-vuos ? Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas les mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la ...www.teleferique.org/stations/.../chogpyrit/ - En cache - Pages similaires


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Questions :

a) cunilingus et anticonstitutionnellement, ça donne quoi ?

b) cela marche-t-il dans toutes les langues ?

lundi 21 mars 2011

jeudi 17 mars 2011

UN BON MOT

Flipper, avoir peur. Paniquer sous l’effet d’un hallucinogène, être comme une bille dans un flipper. Par extension, avoir peur dans n’importe quelle circonstance. Aujourd’hui pour la première fois je supporte et admets que ce mot puisse être employé sans vulgarité par un journaliste de radio (radio-actif ?!) présent sur la place de la centrale nucléaire japonaise endommagée. Hallucinant et anxiogène, c’est le bon mot. Flippant.






MOA dessiné et peint par Y.

mercredi 16 mars 2011



LE SIDERATEUR DE PARTICULES
Cette photographie d'un photogramme "nucléaire" où le papier est le mur, où le révélateur est l'irradiation d'une vraie échelle en bois, d'une véritable personne vivante. Et comme sur toute photo la réalité a été et la photo ne retient et ne fige que ce qui a été. Dans ce cas il y a bien pire, la concommitence presque absolue entre le figé et la mort. Seule la désintégration du réel a permis la réalisation de cette photo.
Cette personne a atteint le ciel sans prendre le temps de monter l'échelle. Il y en eu beaucoup qui ne prirent pas l'échelle pour monter aux cieux.