Je reviens sur ce que je disais précédemment : si dieu a un sexe, on peut éventuellement rencontrer dieu dans les pissotières de Germiny-les-Alès. C'est une possibilité, que dieu fasse pipi.
Quoi-Queue !
Je disais aussi : dieu n'est pas con au point d'aller dans un endroit où il a peu de chance de rencontrer quelqu'un. Mais si dieu est con, c'est que dieu est amour, oui, le con ça sert aussi à ça, pas seulement à pisser. Et là ça commence à être très très intéressant...
Lacan demandait dieu a-t-il un sexe ? Parce qu'il pensait peut-être que dieu pouvait en avoir deux ? Ou trois ? La trinité ? Le complet veston ?
Ou pas du tout. Pas de sexe du tout. Enfin non, ça c'est impossible. Si Lacan pose la question dieu a-t-il un sexe c'est parce que la seule réponse possible est : OUI.
Oui dieu a un sexe.
( à suivre...)
Abandonnons momentanément toute recherche de dieu.
Le "Grand Jacot", si on lui colle un anagramme sur le patronyme, ça donne : Grand LACAN = Petit CANAL.
C'est comme un sablier, tu le retournes, (ou vous le retournez) et hop, on entre dans une autre dimension.
LACAN-CANAL
Petit Canal. Le canal de Venise. Le Canaletto à Venise ! Peintre au XVIIIème siècle. Un mec qui, avec sa camera obscura, nous tirait d'incroyables perspectives de paysages urbains au cordeau. Cordeau c'est pas comme cuissot, on ne peut pas dire cordot, c'est dommage. Et Canaletto avait une façon lumineuse de poser la lumière dans ses grandes surfaces quand elle aplatit la profondeur, et les perspectives ; également la lumière représentée par tous ces petits points clairs qui parsèment d'éclats les scènes diurnes, le soleil brille à Venise, ou nocturnes, les nuits sont joyeuses et étoilées de lampions. Canaletto avait ses caprices, et peignait même des paysages qu'il recomposait à sa façon, qui n'existaient pas. Canaletto était en quelque sorte le romancier du paysage urbain ! Le narrateur du décors de théâtre urbain. Notamment en suivant les plans de Palladio pour reproduire des monuments qui n'avaient jamais vu le jour, faute de moyens princiers pour les édifier. Ici un pont palladien qui n'a jamais vu le jour...

Une lumière qui "éclabousse" la façade de l'immeuble
Cette maison comme sur une carte postale ancienne colorisée
Mais ce qui m'a le plus fasciné ne sont pas essentiellement les paysages. Non. Mais sans les grandioses perspectives, peut-être ne les aurais-je point vu. Qui ?
Comme les enfants regardent le pansement sur le doigt qui montre la lune, j'ai été surpris par tous ces petits personnages dans la perspective urbaine, avec leurs gestes, leur masques vénitiens qui tiennent lieu de face, les pisseurs, les joueurs, les gondoliers, les estropiés, cette femme dans l'intérieur obscur d'une cabine de navire, cet homme et cet enfant qui montre quelque chose, les petits chiens, toute cette précision de traits, de lignes, de fuites et de présences, etc.
Ô SOLE MIO !