MIAOUOUoUoUoUoUoUoU
mardi 26 avril 2011
LUNE ROUSSE

Lune rousse, lune rouge ou, en anglais, rose. Typique de la pleine lune des mois d'avril, elle est sensée et censée rougir les feuilles !
Pour quelle raison rouge ? Parce que l'atmosphère bien inspirée à ce moment ne laisse filtrer de la lumière blanche, - car la lune est habituellement blanche (c'est à dire un mélange de bleu-vert jaune rouge), donc ne laisse passer que le rouge et retient le bleu-vert, autrement dit le cyan. Parce que ces nuits-là le ciel est clair et bleu-vert !jeudi 7 avril 2011
LA FIERTE D'EXISTER
Bientôt, elle refleurira en changeant de couleur...
Elle fut blanche, jaune pale, rose clair; et demain,
De plus en plus foncée ?
http://www.flickr.com/photos/happyrocks/3713426838/
http://www.flickr.com/photos/happyrocks/3713426838/
CRYPTOLOGIE
Rivest, Shamir et Adleman, concepteurs du célèbre et très utilisé cryptage R.S.A à nombres premiers, clé publique et clef privée sont largement coiffés au poteau par S. 14 ans conceptrice du cryptage suivant :
Le système est infaillible, incassable, même avec une batterie constituée de milliers d’ordinateurs. Allez, j’aide un peu les amateurs de cryptographie. Voici la teneur du message décodé :
REGARDE BIEN CES ELEPHANTS. C'EST L'HEURE DU COURS DE MATH. COMBIEN FONT 3+4 ? C'EST LE NOMBRE DE DIFFERENCES QUE TU DECOUVRIRAS ENTRE CES DEUX DESSINS.
Trouverez-vous l’algorithme qui a permis ce cryptage ?
La réponse sera publiée sur ce blog dans un an !
mardi 5 avril 2011
TOURNER EN ROND, suite
Certains facheux esprits, grincheux et pervers, feront remarquer que dans un cercle il y a un centre, genre de truc qu'on ne trouve jamais, et/mais aussi un haut et un bas.
Suivant le périmètre, ligne ronde fermée formée par un trait tracé à l'aide d'un stylet, on a dit il y a : droite-gauche, haut-bas ou bas-haut, selon qu'on s'exprime en Bazenho ou en Otenbha.
Sur la surface circulaire chercher pour trouver le "juste-milieu" c'est se fourrer le compas dans l'oeil. Ou le doigt. A l'origine, il y a eu un centre, oui. Mais impossible à retrouver. On peut éventuellement créer un "Nouveau-Centre"; mais ça colle pas, il disparait assez vite derrière une petite croix tracée au crayon. Ou perdu dans un petit trou noir, le sténopé.
Donc droite/gauche. Et rien au milieu ! Si t'as voté, c'est qu't'avais l'choix comme dirait l'autre...
(à suivre...)
TOURNER EN ROND
Dans un rond, il y a un centre et deux cotés, l'un à droite, l'autre à gauche, enfin ce qu'il en reste...de la gauche. Tourner en rond, c'est faire de la politique, c'est à dire, pendant que les pays arabes font la révolution, attendre comme des cons les prochaines élections (Brigitte Fontaine). C'est aussi, ivre d'alcool, tourner autour d'une colonne de pierre dans l'église et penser être emmuré vivant... Et c'est encore bien d'autres choses !
Et il n'y aura d'autre choix bientôt que celui de voter à gauche, c'est à dire dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, c'est à dire pour le Parti Socialiste !
vendredi 1 avril 2011
C'est à force de bouffer des briques qu'on devient réfractaire !
L'AGENT DE MEPRISE
L'agent de méprise contrairement à ce que son nom indique, ne se méprend pas sur ce qu'il doit faire. Il maltraite en leur aboyant, et dessus, et dessous, "ses subordonnés" qu'il méprise souverainement. Il est à sa place, il a été choisi parce qu'il encaisse avec morgue, ironie, fatalité, servilité, jouissance, vulgarité, malveillance, - j'en passe, le mépris dont il est largement gratifié par ses supérieurs hiérarchiques. L'alcool cimentant une partie du tout.
nettoie-moi ça
les chiottes
pas d'heures sup' cette semaine, coco,
t'étais malade la semaine dernière !
on a donné tes outils t'es puni
démerdes-toi maintenant c'est à pied
on verra la semaine prochaine
tu ferais mieux
je te dépuni pour aujourd'hui, on a besoin de toi
t'es encore là
dégrouilles-toi
les vestiaires c'est pour les cochons
c'est pas ton boulot,
ça c'est fini
va te plaindre, victime!
mercredi 30 mars 2011
DE LA LIGNE A LA RUE
Le wagon de la rame sur cette ligne est bouclé par trois types. On peut descendre mais personne ne bouge. Impossible de regarder ailleurs, de refuser voir ce qui s’y passe. Les hommes sont en retrait. Les femmes, debout sans détourner le regard fixent l’homme, jeune, solide et singulièrement surexcité. Il les apostrophe à voix haute pour être entendu de tous : - viens sur mes genoux salope , dit il à une femme. -Et toi qu’as-tu à me regarder, tu suces ? Un visage délivre une réprobation muette sans équivoque. La tension est dure, froide, sale, déraisonnable. Les deux acolytes les moins en verve terrorisent par leur simple présence, en renfort. En tant qu’homme, bouger ou intervenir à ce moment délicat signifie se battre et mettre le feu aux poudres. Le « chef » jouit de ses propres paroles, du silence qu’il impose. Centre du monde, nombril de métro. Cela dure plusieurs stations. Longtemps. Aucune femme ne baisse les yeux. Je ne descends pas à ma station. Je reste faire block, on ne sait jamais, et je m’approche du tiers énergumène qui perd petit à petit sa contenance et se demande comment tout cela va finir. Près de la porte, prêt à sortir, bravache et pleutre, il marmonne encore quelques insultes finissantes et inaudibles. Ils ont pris une drogue qui leur permet d’aller loin. Ils sont allés loin. Ils descendent enfin à Strasbourg-Saint-Denis, pour traîner et finir rue Saint Denis. Déverser leur mépris sur les femmes prostituées du quartier. Je les suis, je les perds. Ils s’éteignent, noir obscur dans les lumières de la ville.
dimanche 27 mars 2011
vendredi 25 mars 2011
mercredi 23 mars 2011

Le verre dans la bouteille
DITS CHEZ TOTO
Il y a sur des marchés, des vendeurs de jouets, jeux de patience et des casse-têtes pas toujours chinois. Il existe un casse-tête qui enserre dans un entrelacs de bois et de ficelles une bouteille qu’on ne peut pas ouvrir sans connaître la solution de cet assemblage compliqué. Dans ce cas, une seule solution casser le goulot pour verser et boire le contenu. Aujourd’hui, derrière une vitrine, pour 75 euros, une bouteille vide en verre transparent contient à l’intérieur un verre à pied dont le pied est aussi le culot de la bouteille. Je n’ai jamais bu au goulot, toujours dans un verre à pied ou dans un « Duralex 24 made in France » modèle réfectoire. Si cette bouteille vide est pleine, il faut la casser pour attraper le verre qui est à l’intérieur, mais une fois cassée et le liquide répandu, on ne peut plus se servir un coup à boire ! Si elle est vide on peut admirer sa capacité de nuisance : une impasse totale.
Dans mon boulot, (dans mon goulot ? d’étranglement ?), je suis avec des enfants et je me « plains » d’avoir trop peu d’échanges avec des adultes au cours d’une journée. Je pourrais en avoir plus si je répondais à certains ou certaines. Ce que je faisais systématiquement auparavant ; toutes les occasions étaient bonnes pour boire un coup. Maintenant j’accepte moins les invitations (donc il y en a moins), plus d’alcool, fini, et marre des discours univoques, marre d’écouter des épanchements rébarbatifs. (Je bois moins les paroles).
Et puis dans mes ivresses, ( ma grand-mère qui buvait sec disait : - tant pire ! ) je parlais seul à ceux qui n’étaient pas là avec moi, et même à des gens qui ne m’avaient jamais adressé la parole et à qui je n’avais jamais parlé. Un peu comme tout à l’heure dans cette boulangerie : -woin woin, cri d’un bébé, - mon chéri, crie une maman et moi de répondre (dans ma tête, heureusement) - je me doutais bien que vous ne vous adressiez pas à moi ! Donc j’en voyais du monde dans une journée, illusions comprises.
Il y a eu cette réunion anniversaire entre alcooliques patentés et conjoints, parents ou enfants d’une personne qui boit trop. Les partages étaient émouvants notamment lorsqu’ils étaient très personnels. Mais tous finissaient par vanter les mérites de l’association qui les a tellement aidés. Qui, sans son existence et la manière avec la quelle elle procède, seraient morts à l’heure actuelle. Bon, à un moment j’ai trouvé que les thuriféraires de l’hagiographie de l’association commençaient à me peser. Si dans cette association j’y trouve encore mon compte, qu’il m’est agréable d’y venir, j’ai aussi quelques moments déplaisants en tête. Tout n’est pas bien. Par provocation, j’ai dit que j’étais arrivé dans cette soirée 100% alcoolique et qu’au fil des échanges je devenais à moitié alcoolique (à moitié alcoolo étant une régression puisque le programme vise à s’accepter totalement dépendant, ce qui est juste). Certains se sont marrés, d’autres on eut l’air de dire « mon pauvre, tu n’as rien compris » !
Je n’ai jamais eu le sentiment en arrêtant de boire de vivre un nouveau départ comme certains, rarement des alcooliques, aiment à le dire ; plutôt une continuité différente de ma vie. Peut-être est-ce dû à mon âge ? Ou bien est-ce dû au fait qu’alcoolique on l’était en buvant et qu’on le reste en arrêtant et devenant abstinent ? Continuité alcoolique avec ou sans alcool. Oui.
En sortant de cette réunion quelqu’un m’a dit que j’étais comme ces gamins qui aiment casser leur jouet ! Disons que je n’aime pas l’unanimité a priori, j’aime entendre une parole par forcément anti, mais discordante ; pour mieux apprécier la musique ?!
Je suis sorti guilleret de cette réunion. Et que vois-je sur le trottoir ? Un chariot à roulettes de super marché. Et voici que je l’embarque discrètement chez moi pensant que des roulettes, ça peut toujours servir ! Une fois monté au deuxième étage avec l’engin, je me suis dit que j’étais vraiment incurable : je n’avais pas besoins de roulettes (envie que les choses aillent comme sur des roulettes ?) et il ne me restait plus qu’à redescendre le chariot sur le trottoir sans me faire remarquer.
IL EST PLISSBOE D’ERCIRE N’IRTPMOE CMOEMNT OU PQSUREE ET D’ERTE CIROPMS ! N’EST-CE PAS ? OU ARLOS C’EST QUE VUOS EETS TTEMNEOALT CON OU CNONE.
IL EST POSSIBLE D’ECRIRE N’IMPORTE COMMENT OU PRESQUE ET D’ETRE COMPRIS ! N’EST-CE PAS ? OU ALORS C’EST QUE VOUS ETES TOTALEMENT CON OU CONNE.
Le Liesz-vuos ? Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas les mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la ...www.teleferique.org/stations/.../chogpyrit/ - En cache - Pages similaires
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Questions :
a) cunilingus et anticonstitutionnellement, ça donne quoi ?
b) cela marche-t-il dans toutes les langues ?
jeudi 17 mars 2011
UN BON MOT
Flipper, avoir peur. Paniquer sous l’effet d’un hallucinogène, être comme une bille dans un flipper. Par extension, avoir peur dans n’importe quelle circonstance. Aujourd’hui pour la première fois je supporte et admets que ce mot puisse être employé sans vulgarité par un journaliste de radio (radio-actif ?!) présent sur la place de la centrale nucléaire japonaise endommagée. Hallucinant et anxiogène, c’est le bon mot. Flippant.
MOA dessiné et peint par Y.
mercredi 16 mars 2011

LE SIDERATEUR DE PARTICULES
Cette photographie d'un photogramme "nucléaire" où le papier est le mur, où le révélateur est l'irradiation d'une vraie échelle en bois, d'une véritable personne vivante. Et comme sur toute photo la réalité a été et la photo ne retient et ne fige que ce qui a été. Dans ce cas il y a bien pire, la concommitence presque absolue entre le figé et la mort. Seule la désintégration du réel a permis la réalisation de cette photo.
Cette personne a atteint le ciel sans prendre le temps de monter l'échelle. Il y en eu beaucoup qui ne prirent pas l'échelle pour monter aux cieux.
mardi 15 mars 2011

Petite angoisse poisseuse, engluage d’huile existentielle. Cerné par l’impossibilité d’imaginer comment gagner sa vie ou avoir un peu d’argent supplémentaire, il lui prend à la gorge un… L’imagination en défaut empêche la solution. La gorge se resserre et renforce cet empêchement qui déclenche la peur. Tout est dose. D’oser faire ou pas ! Peur de devoir retrouver la station assise dans le métro, l’envahissante fatigue. La manche vide.

L'odeur de Cl. Monet
L’odeur du discours.
Au XIXème siècle, l’odeur est à la poudre et le Peacemaker, le « faiseur-de-paix », est une arme qui sert à tuer pour faire la paix. Tuer pour faire la paix, tout un art de vivre qui n’en finit pas de revivre.
Mais ça date sûrement de bien avant jésus-christ. Le dévoiement du sens des mots, le glissement progressif du plaisir de taper sur les autres, l’oxymore de choc. En fait ça doit dater de vers l’apparition du langage ou de pas longtemps après.
Les pauvres odeurs de cuisine envahissent la Riche Cuisine des Odeurs ; la lutte des classes non plus ne date pas de la dernière pluie. Lorsque j’allais travailler à Bruxelles par la route, je traversais le « Complexe de l’Eau d’Heure », au nom à la fois freudien (complexe !) et fichtrement moyenâgeux (l’eau d’heure…). Grande étendue de plaines et de bois parsemée de barrages étendus d’eau.
Bon, pour en revenir à nos petits chevaux, l’odeur, qui n’a jamais été en odeur de sainteté, ne peut plus être innocente (qui ne nuit pas selon l’étymologie) depuis que J. Chirac, en 1991, a compris qu’on ne pouvait pas tout supporter venant des étrangers, notamment le bruit et l’odeur. Le discours peut être aussi entêtant qu’une image pornographique. « Après tout remettons-les dans les bateaux » ce qui va de soit pour Ch. Brunel vingt ans plus tard, mais pas seulement pour elle. Nous continuons la mauvaise glissade vers la chaise électrique.
Invulnérables et imperméables, le sommes-nous ? Mon œil. Ce qu’on croit, plus fort que… au fait plus fort que quoi et que qui ?
La langue, à force d’être rabotée, finit par nous en faire avaler des couleuvres à un point tel que nous n’y prêtons plus d’importance. Bien sûr, on s’enquille la potion avec plus ou moins de résistance, en renâclant, en ralentissant l’échéance. Hé puis on abandonne, ça ne nous regarde pas, la connerie humaine ! Combien de « risques psychosociaux » ou « d’investissements locatifs » avons-nous déjà absorbés et digérés au point de trouver normal de les voir débarquer tous les jours dans nos assiettes et de continuer à s’en goinfrer mine de rien ! Même quelquefois d’en tirer de menus profits.
C’est le coté facile et fumier du discours d’extrême droite qui n’a qu’à asséner cette parole qui ne fatigue pas trop pour remporter la mise. Vendu c’est pesé. Et ça roule. Et lundi prochain, un pensum obligatoire : « le Devoir de Mémoire » !
Au XIXème siècle, l’odeur est à la poudre et le Peacemaker, le « faiseur-de-paix », est une arme qui sert à tuer pour faire la paix. Tuer pour faire la paix, tout un art de vivre qui n’en finit pas de revivre.
Mais ça date sûrement de bien avant jésus-christ. Le dévoiement du sens des mots, le glissement progressif du plaisir de taper sur les autres, l’oxymore de choc. En fait ça doit dater de vers l’apparition du langage ou de pas longtemps après.
Les pauvres odeurs de cuisine envahissent la Riche Cuisine des Odeurs ; la lutte des classes non plus ne date pas de la dernière pluie. Lorsque j’allais travailler à Bruxelles par la route, je traversais le « Complexe de l’Eau d’Heure », au nom à la fois freudien (complexe !) et fichtrement moyenâgeux (l’eau d’heure…). Grande étendue de plaines et de bois parsemée de barrages étendus d’eau.
Bon, pour en revenir à nos petits chevaux, l’odeur, qui n’a jamais été en odeur de sainteté, ne peut plus être innocente (qui ne nuit pas selon l’étymologie) depuis que J. Chirac, en 1991, a compris qu’on ne pouvait pas tout supporter venant des étrangers, notamment le bruit et l’odeur. Le discours peut être aussi entêtant qu’une image pornographique. « Après tout remettons-les dans les bateaux » ce qui va de soit pour Ch. Brunel vingt ans plus tard, mais pas seulement pour elle. Nous continuons la mauvaise glissade vers la chaise électrique.
Invulnérables et imperméables, le sommes-nous ? Mon œil. Ce qu’on croit, plus fort que… au fait plus fort que quoi et que qui ?
La langue, à force d’être rabotée, finit par nous en faire avaler des couleuvres à un point tel que nous n’y prêtons plus d’importance. Bien sûr, on s’enquille la potion avec plus ou moins de résistance, en renâclant, en ralentissant l’échéance. Hé puis on abandonne, ça ne nous regarde pas, la connerie humaine ! Combien de « risques psychosociaux » ou « d’investissements locatifs » avons-nous déjà absorbés et digérés au point de trouver normal de les voir débarquer tous les jours dans nos assiettes et de continuer à s’en goinfrer mine de rien ! Même quelquefois d’en tirer de menus profits.
C’est le coté facile et fumier du discours d’extrême droite qui n’a qu’à asséner cette parole qui ne fatigue pas trop pour remporter la mise. Vendu c’est pesé. Et ça roule. Et lundi prochain, un pensum obligatoire : « le Devoir de Mémoire » !
samedi 12 mars 2011
lundi 7 mars 2011
Le Machiniste.
Sur un même trajet quotidien en métro il arrive souvent de monter dans la même rame d’un jour à l’autre. Voire s’asseoir à la même place. Habitudes. Il serait plus amusant d’en changer fréquemment, monter en queue, en tête, fermer les yeux, dire des gros mots, se gratter, etc. Avoir l’esprit d’aventure… Mais on façonne sa petite économie du voyage. Ou plutôt du déplacement. Alors on peut voir la même gueule, au même endroit, à la même heure tous les jours. De la même façon on montre sa bobine au même endroit, à la même heure, chaque jour ! Avec ses travers et ses politesses !
Là, un type assis souvent seul sur le même siège jaune vissé au quai. Noblesse oblige : avec souvent une bouteille à ses pieds. L’Unique et sa Propriété trône, ici et glaviotte des vagues de vagues paroles à l’encan. Mieux disant.
Nobliau fichtrement moyenâgeux. Accoutré d’un pardessus « Vieille-France » loden élimé bleu marine. Emmitouflé dans la crasse d’un passe-montagne en laine grise pelucheuse. Le tout surmonté d’un bitos de première, galurin sans couleur, griffé « paysan-du-bocage ou paysan des Alpages ». Faut pas pinailler de trop près sur la marque, sur l’étiquette. Les chaussettes assorties à l’indigence mentale, impeccablement blanches. Blanches sur des mocassins noirs.
Et lui ? Sale et noir à l’intérieur. Raciste.
Le conducteur de la rame, machiniste de son état, stoppe comme il se doit à la station Goncourt, quitte son habitacle, descend sur le quai pour plaisanter et lui serrer la main.
Sur un même trajet quotidien en métro il arrive souvent de monter dans la même rame d’un jour à l’autre. Voire s’asseoir à la même place. Habitudes. Il serait plus amusant d’en changer fréquemment, monter en queue, en tête, fermer les yeux, dire des gros mots, se gratter, etc. Avoir l’esprit d’aventure… Mais on façonne sa petite économie du voyage. Ou plutôt du déplacement. Alors on peut voir la même gueule, au même endroit, à la même heure tous les jours. De la même façon on montre sa bobine au même endroit, à la même heure, chaque jour ! Avec ses travers et ses politesses !
Là, un type assis souvent seul sur le même siège jaune vissé au quai. Noblesse oblige : avec souvent une bouteille à ses pieds. L’Unique et sa Propriété trône, ici et glaviotte des vagues de vagues paroles à l’encan. Mieux disant.
Nobliau fichtrement moyenâgeux. Accoutré d’un pardessus « Vieille-France » loden élimé bleu marine. Emmitouflé dans la crasse d’un passe-montagne en laine grise pelucheuse. Le tout surmonté d’un bitos de première, galurin sans couleur, griffé « paysan-du-bocage ou paysan des Alpages ». Faut pas pinailler de trop près sur la marque, sur l’étiquette. Les chaussettes assorties à l’indigence mentale, impeccablement blanches. Blanches sur des mocassins noirs.
Et lui ? Sale et noir à l’intérieur. Raciste.
Le conducteur de la rame, machiniste de son état, stoppe comme il se doit à la station Goncourt, quitte son habitacle, descend sur le quai pour plaisanter et lui serrer la main.
samedi 5 mars 2011
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